L’homéopathie pour mieux aborder l’accouchement
13 août 2009 par Leaventura
2 Commentaires
Un blog sur l’hapto avant, pendant et apres l’accouchement…

Plus qu’une préparation à l’accouchement. L’haptonomie, est une pratique qui permet d’accompagner l’être humain et qui peut être adoptée au quotidien pour procurer à toute votre famille, bonheur, joie et optimisme.
N’hésitez pas à visiter ce blog régulièrement pour obtenir des informations sur l’haptonomie, des conseils et de nouvelles vidéos.
Je vous parlais des pleurs du nourrisson ou pleurs du soir, lorsque je tentais d’expliquer comment aider bébé à dormir.
J’abordais brièvement ce sujet car il méritait un billet à lui tout seul. Il est tellement compliqué pour de jeunes parents de comprendre et d’analyser pourquoi son bébé pleure systématiquement aux mêmes heures, le soir, et ce, tous les jours pendant plusieurs semaines.
Je vais donc essayer, avec un regard toujours porté sur l’haptonomie d’apporter quelques solutions…Comme d’habitude, chaque enfant est unique et je n’ai pas la solution miracle.
Tout d’abord, tentons de comprendre pourquoi ces pleurs du soir… Il n’existe pas de réponses précises sur le sujet, mais beaucoup de bébés s’y exercent. Vers 18h00 chaque soir à partir de 4 ou 5 semaines, votre tout petit se met à pleurer sans raison. Inutile de chercher indéfiniment si il est mal dans sa couche, ou si il a faim, besoin d’un câlin ou autre, il pleurera chaque soir (enfin, assurez vous quand même qu’il n’ait besoin de rien
) jusqu’à l’âge de 3 ou 4 mois.
Certains diront qu’il pleure pour se décharger de sa journée pleine d’émotions, d’autres, qu’il a l’angoisse du soir voyant la nuit tomber, pour certains les coliques (devraient être nommé colites mais bon…). Personnellement, j’y ai eu le droit en plein été, à 18h00, le soleil est bien haut ce qui exclu l’angoisse du soir. Notre enfant ne pleurait presque jamais (allaité par sa maman pendant 8 mois, il attendait rarement pour se nourrir), il était donc logique à nos yeux que parfois, il en ait besoin pour se décharger de sa journée. A cela, on y ajoutait des colites et hop, tous les soirs pendant 4 mois, nous y avons eu le droit.
Oui, il y en a une, et si vous lisez ce blog et connaissez ou apprenez l’haptonomie, instinctivement, vous ne vous tournerez pas vers celle ci, mais sait-on jamais, si cela peut permettre à des parents de passer à coté, tant mieux, parlons en. Cette mauvaise solution, c’est de laisser pleurer le bébé tout seul, dans son lit, comme conseillés par de nombreuses personnes de l’entourage. Et oui, il est fatigué diront ils, il a besoin de dormir, il faut le laisser, c’est un caprice, vous êtes trop attentif etc… Ces gens ont oublié qu’un bébé a besoin de ses parents, et confondent avec les agissements d’un enfant capricieux. D’autres pensent aux pleurs du dodo car le bébé ne veut pas se séparer de ses parents, cela n’a rien à voir.
Si on revient au principe même de l’haptonomie, il s’agit donc d’accompagner son bébé dans sa « décharge ». Comment me direz vous, et bien, mon avis est simple, accompagner le bébé, c’est l’écouter, lui permettre d’apprendre à canaliser cette énergie de lui même, sans le laisser pour autant seul face à cette épreuve. Vos liens de confiance sont déjà bien ancrés, et cela ne fera que les renforcer.
Cependant, c’est aussi une dure épreuve pour les parents, et cette approche que je détaillerais dans quelques lignes vous aidera à relativiser et prendre tout cela sereinement.
C’est important de laisser votre instinct guider certains de vos choix, si vous vous êtes tourné vers l’haptonomie, vous le savez, l’instinct des parents est tout aussi important que l’expérience. Chaque bébé est unique, et il faudra donc s’adapter à ce petit être ! Une solution fonctionnera avec certains, mais pas avec tous.
Un enfant hapto est par définition très éveillé, il est donc fort probable que le soir, il soit sur-excité et ai un grand besoin de pleurer pour se calmer, ce sera certainement plus long si dans les 2h00 qui précèdent le dodo, vous l’avez vous aussi stimulé (jeux, TV, bruits, resto, amis, centre commercial etc).
Il vous faudra donc pendant cette période de pleurs faire attention à ce que son environnement soit le plus calme possible afin qu’il aborde ces pleurs du soir. De toute manière, quoi que vous fassiez, du fait même que cet enfant soit très éveillé, il en aura besoin.
Agissez chacun votre tour, si votre compagne ou compagnon est fatigué, faites le 2 soirs de suite si il le faut, vous avez besoin d’être calme pour cela. Mais relayez vous chaque jour si vous le pouvez, c’est dur d’entendre son enfant pleurer.
Le principe même de tenter de le faire taire en attirant son attention ailleurs ne fera que repousser au lendemain les pleurs, donc, après vous être assurée qu’il ne s’agissait pas d’autre chose, inutile de lui donner à boire, une totote, laissez le se décharger dans vos bras, parlez lui, expliquez lui qu’il en a besoin, que c’est normal pour un petit être comme lui, écoutez le.
Personnellement, je me mettais sur mon lit, adossé à mon oreiller, jambes pliés avec bébé assis en face de moi, les pieds sur mon ventre, le dos sur mes jambes (La photo d’introduction du billet vous montre la position.) De cette manière, il se sentait accompagné dans cette épreuve. Les journées ou il était trop stimulé, cela pouvait durer 3/4 d’heures, et certains soirs, 5mn âpres une fin de journée dans le calme. Pensez donc vraiment à favoriser les fins de journée dans le calme !!
Dans le livre « pleurs et colères » on y aborde justement le sujet, il aidera certainement de nombreux parents à affronter les pleurs avec plus de simplicité, et ne pas forcément vouloir les réprimer à tout prix ! Bien entendu, comme je vous le disais quelques lignes plus tôt, l’instinct prévaut sur l’expérience, faites vous donc votre propre opinion, chaque enfant étant unique, il existera donc tout autant de solutions.
Si votre commentaire est de qualité, le
sera assuré:)
Cela peut-être une solution plus douce lorsque l’on a pas la patiente d’affronter les pleurs en gardant bébé sur ses genoux, car ce n’est pas évident tous les jours.
C’est une méthode que je pratiquais lors des premiers mois de mon fils. Je me couchais ou bien m’asseyais sur le lit avec lui, parfois je le portais, parfois non, dans ce cas, je lui parlais. Mais quelle douleur! Parfois, j’en avais les larmes aux yeux. Il était calme toute la journée, très souriant, et lorsque le soir arrivait, c’était la métamorphose. Ses pleurs duraient presque une heure.
Mon mari marchait avec lui sur le balcon, le balcon (heureusement que c’était au mois de juin) avait un effet radical. Il cessait de pleurer aussitôt.
Oui, ce n’est pas toujours évident à supporter, mais l’effet est loin d’être néfaste pour la relation entre l’enfant et ses parents, je dirait même que ca la renforce ! Ecouter son bébé pleurer, c’est aussi l’accompagner et lui faire comprendre qu’il n’est pas seul et qu’on le soutien !
Par contre, bébé sur le balcon, j’imagine les voisins :p
Une fois sur le balcon, il ne pleurait plus. Donc pas de soucis avec les voisins. On a la chance d’avoir un très grand balcon, ce qui permettait de faire vraiment les cent pas!
En effet, je pense que la relation mère enfant tout comme père enfant est entière.
J’ai remarqué que les soirs où je lui donne le bain et poursuit par un massage les pleurs ne durs pas plus de 5min. Néanmoins, je ne tiens pas au bain tous les jours (l’eau étant très calcaire et sa peau encore fragile) elle n’ai pas salle, du coup, les autres soirs, je prend le temps d’un petit rituel avant l’aller dormir. Elle n’a pas 6 semaines encore, je la prend dans mes bras, vais tirer le rideau en lui disant que le soleil est fatigué, qu’il va se coucher et que la lune va accompagner ses rêves. Je lui dit qu’elle a besoin de dormir pour bien grandir et que son papa et sa maman son juste à coté d’elle.
Si tout cela ne suffit pas, je pratique une respiration forte que je diminue petit à petit avec des caresses sur le ventre.
Je me permet de la reprendre dans mes bras 2 ou 3 fois maximum pour vérifier si un rot ne la gène pas (ils sont malins cela et peuvent venir assez longtemps après le repas). Une fois ces 3 fois, je la laisse dans son lit mais reste à coté avec une main sur elle pour le contact et je continue à lui parler en disant que je comprend ses pleurs, qu’elle a vu, entendu, appris beaucoup dans la journée et que ça lui as demandé beaucoup d’effort, il est donc normal qu’elle s’exprime comme elle peut le faire pour digérer tout ça mais que tout va bien, qu’elle peut s’endormir tranquillement.
J’avoue aussi parfois, la laisser un peu pleurer parce que je sens que je n’ai pas l’énergie suffisante pour la soutenir correctement, alors je lui dis seulement qu’elle peut pleurer autant qu’elle en a besoin, que je suis trop fatiguée pour la prendre avec moi mais que je suis juste à coté d’elle, qu’elle n’est pas seule et que je comprend qu’elle en ai besoin ( ce n’est arrivé qu’une seule fois et du coup les pleurs ont duré plus longtemps).
Voilà pour le moment ce que j’ai mis en place et que je trouve efficace.
Merci cindy pour ce témoignage !
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Le 14 septembre 2009 à 14 h 20 min par Aurélie
Pour ma fille, j’ai beaucoup utilisé l’écharpe de portage et je me promenais (car l’écharpe de portage ne faisait pas « effet » si je m’asseyais !), et on se relayait avec le papa, lui n’aimait pas l’écharpe, donc il portait notre louloute dans les bras directement. Ca a duré 2 bons mois.
Prendre le bain avec elle marchait bien aussi pour calmer les pleurs de fin de journée, mais on ne pouvait pas rester dans le bain des heures !