Bonjour,
Je me décide enfin à vous poser mes questions, parce que là vraiment j'ai besoin de conseils que je ne pourrai trouver que parmi vous…
Je suis au début de mon 8° mois de grossesse et nous avons appris hier que notre fils est vraiment très grand pour ses 30semaines.
Ce qui a été confirmé par mon gynéco ce matin, qui après un merveilleux "OH PUT***!" lâché spontanément lorsqu'il a lu les mensurations du petit, m'a annoncé qu'il ne le laissera pas arriver à terme (ayant subi une conisation il y a moins de 2 ans, mon col risque déjà de base de ne pas bien se dilater, il a donc peur que mon fils et moi ne tenions pas le coup s'il naît à terme avec ses 4kg minimum).
J'ai eu beau lui expliquer que je n'y tenais pas, et que je préférais encore avoir une césarienne en urgence plutôt que de provoquer l'accouchement, il n'a pas l'air de vouloir aller de ce côté-là …
C'est un médecin très bien, mais il reste un médecin, avec les préoccupations médicales pour lesquelles on le consulte. Il n'est pas fermé à l'hapto (il m'a même donné les coordonnées de praticiennes lorsque j'ai voulu commencer) mais visiblement, pour lui la meilleure solution sera de faire naître mon petit à l'avance.
Sauf que j'ai très peur que tout le travail de confiance qu'on fait avec le papa et le petit depuis 3 mois vole en éclats si on fait ça.
Je voulais que ce soit lui qui décide quand il serait prêt à venir au monde, à nous rencontrer physiquement, et pas qu'on le force à venir. D'autant que ce ne sera même pas nous, ses parents, qui le pousserons à sortir.
J'ai peur que mon fils n'en souffre, que notre relation en pâtisse dès le début et qu'il ne se sente pas accueilli mais plutôt propulsé dans ce monde alors qu'il n'était pas prêt de son côté.
En plus de tout cela, mon bébé est ce que nous appelons un petit miracle : il était très peu probable qu'il soit conçu, on m'avait annoncé 2 ans plus tôt une très forte chance d'infertilité, et malgré une rupture de kyste ovarien à 10j de grossesse et une coelioscopie, il s'est accroché de toutes ses forces.
Autant dire que depuis ce moment-là , j'ai essayé de toutes les miennes, de forces, de lui procurer un sentiment de sécurité pour qu'il continue à bien s'accrocher.
Et voilà que maintenant, on veut le forcer à sortir…
Je ne sais pas comment préparer tout ça, d'autant qu'apparemment je n'ai plus qu'un mois avant que ça ne devienne "urgent".
Je suis perdue, moi qui envisageais d'accueillir ce petit être lorsqu'il l'aurait décidé, de la manière la plus naturelle possible (je ne voulais pas de péridurale, réclamer qu'on me laisse le réchauffer moi-même plutôt qu'on aille le mettre en isolette…), depuis hier toutes les certitudes que j'avais quant à la future naissance s'écroulent les unes après les autres, et j'ai vraiment peur que le petit perde la confiance en nous qu'on avait pourtant (il me semble) bien réussi à instaurer.
Je vois notre haptothérapeute mercredi, mais je n'ose pas lui téléphoner avant pour en parler avec elle. C'est quelqu'un de merveilleux et je ne veux pas la déranger en pleine séance alors que je la verrai dans quelques jours. D'autant que là , c'est tout frais et je risque de ne pas avoir les idées très claires si je l'appelle maintenant (et de fondre en larmes comme je fais depuis ce matin).
Auriez-vous quelques conseils, des témoignages, pour nous?
je vous remercie beaucoup par avance